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L'ex-ministre de la culture marocain parle des racines du terrorisme

2011-09-01

Dans son dernier roman, l'écrivain et homme politique marocain Mohamed Achaari dément la justification traditionnellement apportée au terrorisme. 
[Peripatetic/Creative Commons] Selon l'écrivain marocain Mohamed Achaari (gauche), on a souvent essayé d’expliquer le terrorisme  par l’injustice et le désespoir oau risque de légitimer des actes abominables. 
Entretien par Imrane Binoual pour Magharebia à Casablanca – 01/09/11

Mohamed Achaari est l'ancien président de l’Union des Ecrivains du Maroc, député de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) pour Rabat et ancien ministre de la culture.
Achaari est également écrivain. Dans Al Qaouss wa al Faracha (l'arc et le papillon), qui a remporté en 2011 le Prix international du livre arabe, Achaari raconte les conséquences du terrorisme sur la vie de toute une famille. 

Abdella Taïa dévoile son dernier roman

Dimanche, 04 Septembre 2011 12:38


Aujourd'hui dans le Journal de la Culture sans doute l'une des plus belles plumes marocaines. Abdellah Taïa publie son 5ème roman "Le Jour du Roi". Un subtil mélange entre portrait de son pays, le Maroc et éléments autobiographiques. Avec à nouveau en toile de fond, son combat de toujours: le droit à la différence.


Click here to find out more!
http://www.france24.com/fr/20101028-Abdella-Taia-Maroc-litterature-homosexualit%C3%A9-immigration-roman-france

source: france24

Benkirane, ou l’obscurantisme d’Etat



« Le MALI met l’Etat marocain face à ses responsabilités quant à son immobilisme et sa passivité devant les propos illégaux, menaçants et néfastes de M. Benkirane et de son parti. »


Lors d’un meeting de la jeunesse du Parti Justice et Développement (PJD) tenu le 10 juin à Témara (Maroc), Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD, a déclaré que son parti n’hésiterait pas à mener campagne pour voter contre la nouvelle constitution si celle-ci consacrait les Libertés Individuelles, notamment la liberté de croyance et la liberté sexuelle.

Pour étayer ses propos, il a déclaré :

« Les laïques veulent répandre le vice parmi ceux qui ont la foi, ils veulent que dorénavant, les citoyens puissent proclamer le pêché. Que ceux qui veulent manger pendant le ramadan le fassent chez eux ! Leur a-t-on jamais reproché pareille chose? Mais ces gens-là veulent faire des pique-niques pour manger pendant le ramadan, pourquoi ? Pour que vos enfants les voient et osent violer les interdits de Dieu. Et ils veulent, probablement, du moins d’après ce que nous avons entendu, proclamer la liberté sexuelle.  Ils veulent que la déviation sexuelle (l’homosexualité), qui certes, a toujours existé, devienne répandue et qu’elle se proclame publiquement. Cela, le PJD le refuse. Que celui qui porte en lui de tels immondices se cache, car s’il nous montre sa face, nous lui appliquerons les châtiments de Dieu ».

Faut-il rappeler que les « châtiments de Dieu », tels que M. Benkirane les a évoqués en langue arabe « Houdoud Allah », font référence à un concept théologique précis, celui des châtiments corporels : la peine de mort pour l’apostat et la lapidation pour les « fornicateurs ».

Ces propos, non seulement haineux et orduriers, sont illégaux, car ils se substituent à la justice et appellent à l’exercice de la violence envers un groupe de personnes en raison de leurs croyances ou leur orientation sexuelle. M. Benkirane a fait preuve d’irrespect envers les Marocains dans un discours noyé dans les préjugés et l’ignorance, mettant en exergue des motivations profondément obscurantistes visant au rejet de l’Autre. Ce discours fascisant est d’autant plus inacceptable qu’il n’émane pas d’un cheikh salafiste isolé, mais du leader du principal parti d’opposition du Maroc. Ces propos aux relents de terreur et d’inquisition sont d’autant plus irrecevables de la part d’un parti qui a la prétention un jour d’accéder au pouvoir.

M. Benkirane, qui définit son parti comme une formation islamiste « modérée », dessine lui-même par son discours agressif les limites d’un tel concept. Discrimination, anathème, homophobie, rejet de l’autre et de citoyenneté, quelle différence y a-t-il entre le discours de M. Benkirane, et de son parti le PJD, et le salafisme le plus belliqueux ? En faisant l’apologie des tribunaux de la charia, M. Benkirane ne dévoile pas seulement le dessein, somme toute perceptible, du parti rétrograde et obscurantiste qu’il dirige, mais jette l’opprobre sur l’Etat marocain qui se plaît à se définir comme tolérant et modéré, alors qu’il mène volontiers une chasse aux sorcières contre les militants laïques, pacifiques et humanistes du Mali, tout en laissant libre cours à des discours aussi dégradants et dangereux que celui de M. Benkirane.

L’Etat marocain doit clairement condamner ses propos. En tergiversant sur les valeurs universelles de liberté, de tolérance et de démocratie, il risque d’entériner le discours des ténèbres que véhiculent M. Benkirane et ses partisans. Dans un Etat démocratique, où le pouvoir judiciaire remplit son devoir en toute indépendance, l’institution de la justice devrait s’autosaisir afin de poursuivre M. Benkirane, ou tout auteur de propos similaires, pour appel à la haine, incitation à la violence, et violation des lois universelles garantissant les libertés individuelles et publiques.

Par son silence face à des propos aussi dangereux, l’Etat marocain se fait complice de M. Benkirane et de son obédience de pensée obscurantiste, et accepte, ce faisant, que ses idées soient portées sur la place publique, voire instituées en dogme inquisiteur, celui de la pensée unique.

Considérant que les déclarations de M. Benkirane sont d’une extrême gravité, qu’elles portent atteinte à la liberté et la dignité humaine, le MALI met l’Etat marocain face à ses responsabilités quant à son immobilisme et sa passivité devant les propos illégaux, menaçants et néfastes de M. Benkirane et de son parti.

MALI ? Qu’ai-je de différent ?
Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles
Rabat, le 16 juin 2011

Benkirane sobre los gays: "El que cae en estas marranadas debería esconderse"



El rey Mohamed VI dará a conocer hoy por la noche, en un discurso a la nación, la nueva Constitución de Marruecos, según anunció el palacio real. Pedirá además a sus súbditos que la aprueben en referéndum en julio. Con esta reforma de su sistema político, Marruecos intenta sintonizar con los aires de cambio que soplan en el mundo árabe, pero sorteando los sobresaltos de las revoluciones de Túnez o Egipto.

El monarca recibió el viernes pasado, de manos del Abdelatif Menouni, presidente de la comisión encargada de revisar la Carta Magna, el proyecto de nueva Constitución que también fue consultado con partidos y sindicatos.

Pero pese a las prisas que le metió el soberano, el texto no ha sido aún divulgado. Las pegas formuladas por el Partido de la Justicia y del Desarrollo (PJD), formación islamista legal y primera fuerza de oposición parlamentaria, han impedido cumplir con el calendario, según fuentes conocedoras del procedimiento.
El islam es la religión del Estado, pero la libertad de conciencia está garantizada por la ley, reza, en sustancia, la nueva Constitución. Al PJD le parece que el reconocimiento de esa libertad sobra.
"Somos partidarios de la libertad de conciencia, pero tememos las consecuencias de esta formulación sobre nuestra identidad islámica", declaró a la agencia France Presse Abdelilá Benkirane, líder del PJD. "¿Significa eso que los laicos estarán autorizados a romper públicamente el ayuno durante el mes de Ramadán?", se preguntó.
Benkirane abordó el tema en un mitin en Temara el viernes pasado. "Si el soberano adopta [esa formulación] tendremos un serio problema", advirtió. "Marruecos es un país musulmán en el que la religión de Estado es el islam, y no hay que tocar esos principios fundamentales", añadió Benkirane.
En Marruecos la libertad de culto está hoy en día garantizada para cristianos, judíos..., pero no así la libertad de conciencia. Un musulmán no puede cambiar de religión o dejar incluso de practicar la suya en público, como sucedió el año pasado cuando un puñado de jóvenes quisieron romper el ayuno en un parque de Mohamedia.
Benkirane dedicó el resto del mitin a arremeter contra los homosexuales. "Corremos el riesgo [con la nueva Constitución] de ver a personas que declaren públicamente que son unos desviados sexuales", se indignó. "En el PJD rechazamos esta situación. El que cae en estas marranadas debería esconderse", concluyó. Justicia y Espiritualidad, el gran movimiento islamista no legal, guarda, en cambio, silencio sobre la estos aspectos de la reforma constitucional.
Mohamed VI anunció la reforma en un discurso a la nación el 9 de marzo, 17 días después de que los jóvenes del Movimiento 20 de Febrero empezaran a echarse a la calle para exigir que el país se adentre en la senda democrática.

Fuente: El País (Ignacio Cembrero) 17/06/2011

'Arab Spring'.. more inclusive and tolerant region for LGBT people?

Guest blog from Gay Middle East.

Arab lesbian, gay, bisexual and transgender (LGBT) suffered like all citizens of the Arab countries from many decades of oppression by despotic rulers, whether they be “secular” or religious monarchies.  Is the Arab spring about to change this? Is it time for LGBT Arabs to come out of the closet and demand rights?
It is obviously impossible to generalise about a region as geographically and culturally diverse as the Middle East, so it is helpful to first consider Syria as a case study of LGBT rights in the region. 

Life for sexual minorities in Syria has always been constrained problematic. Legally, you can be arrested and given a minimum sentence of three years for “carnal relations against the order of nature”, under article 520 of the 1949 penal code.  Other articles which cover “obscene behaviour” and holding “obscene parties” can also be used against individuals or groups. Socially you can face losing your job, ostracisation and even murder by relations trying to protect your family’s “honour”.   As LGBT people are vulnerable to being outed, with serious legal and social consequences, you are an easy target for blackmail, harassment and coercion for information by both the authorities and the public.

In practice it is difficult to live as a couple (although not impossible depending on many circumstances), if you are found out by your neighbours, friends or family, facing all the risks discussed above. Furthermore, there is familial pressure to get married and the ever present threat of insulting your family’s honour by not doing so.  Even in Syria, Shari’a law is applied to some degree to family relations, making it even harder for women to have freedom as they need permission from their legal custodian (their father or husband) even to travel.  
Medically, in Syria as well as across most Arab countries, homosexuality is seen as a disease which can be “treated” with a combination of psychotherapy and hormonal treatment.   People seeking help from the official medical/social services may find themselves forced to undergo such “treatments” which can lead to severe depression and even suicide. 

Until recently, if you avoided attracting the interests of authorities and were not out(ed) you could, within many constraints, enjoy meeting people discretely or at various unofficial spots, such as cafés, parks, etc.  Of course there is also the internet which enables interaction, meeting and dissemination of information, although the authorities are increasingly clamping down on this too.  

The story of Sami, a young professional in Damascus, is illustrating in this context. In the last five years, he has been organising online and offline support, for example creating informal groups, to help LGBT people in Syria. This has enabled LGBT people there to talk about safer sex, relationships, faith and feeling pride in oneself.  Given official attitudes towards homosexuality, it should come as no surprise that there is almost no official information in terms of HIV/Safer sex awareness directly educating LGBT people.  Hence informal networks like Sami’s are an essential life-line for LGBT people throughout the Arab world.

He has also been helping people who found themselves arrested or harassed in due to their sexuality, often advising them to keep a low profile or negotiate with the authorities.  He has also been very careful not to be political and thus run the risk of the authorities’ wrath.  Of course, people always lived in fear of the consequences of being outed but harassment by the authorities was slowly decreasing, and therefore the fear was easing somewhat.

However, this began to change in 2010. As Sami wrote on Gay Middle East: “this fear …  grew to a panic in 2010 after a vicious campaign by the authorities against LGBT people, arresting and beating many. Years of fearing the law and the society can be witnessed in the LGBT people illiteracy of the laws and possibilities. Driven by their fear and guilt complex, they have always managed to be as LGBT-Rights-illiterate as they can be. Most of them do not know that a free country means more rights to everyone. As many Syrians, LGBT people think that the alternatives are limited, and they are in fear of Islamists.” 

This situation is mirrored with much regional variation throughout the Arab world LGBT people in countries like Saudi Arabia, Yemen, Sudan and Namibia even face the threat (although exercised on seldom occasions) of being lashed and in some rarer cases put to death.  

There is often a complex interplay between various groups promoting particular Islamic religious beliefs, colonial heritage and the monarchies which ensures that “homosexuality” remains an ever present political football.  Even countries ruled by secular (either dictatorial/monarchic) despots (which are those who are experiencing most of the uprising) often manipulate homophobic laws and practices to appease conservative religious and social groups in order to maintain their grip on power. 

Increasingly, many countries in the Arab world are using their CID, and/or religious police (for example in Saudi Arabia) to entrap LGBT people on the Internet. Even in countries where homosexuality is not directly outlawed, like Jordan, Bahrain and Egypt, other laws can and are brought into play to discriminate and harass LGBT people. The social situation is to some degree similar across the Arab world. Only in Lebanon is there an official NGO that does LGBT advocacy work. Other informal but well developed support and organisations exist in Jordan (such as myKali), Morocco, Algeria, and Palestine.

In the wake of the Arab Spring, Sami has joined, like many in Syria, Tunisia, Egypt, Bahrain and elsewhere, a movement to call for change and reform to the corrupt regime that oppresses the vast majority of its citizens, abandoning his cautious political tight roping.   So what does he think of the prospects in Syria? 
He is not optimistic: “ … in the immediate future, we will suffer more no matter what happens. If Assad remained in power, he will try to reassure Islamists who think LGBT people must be killed, (Assad has started doing that by issuing an order to start ‘Al-Sham Higher Institute of Islamic Studies and Research’). If Assad’s regime collapsed, the country will be unstable for an unknown period, people’s hatred towards homosexuals, which is a social issue more than a religious one, might put all LGBT people in danger.”
His concerns are well grounded. There are no guarantees for improvement in the wake of the demise of such despots. While Ben-Ali’s regime of terror and corruption collapsed in Tunisia, and its security apparatus has vanished, new forces have been quick to step in.  The Islamist En Nahdha Party is becoming a major force, as well as various groups of citizens calling for the protection of “traditional values” that link or align themselves with demands to reform the “state”.  In Egypt the Muslim Brotherhood is attempting to usurp the revolt instigated by the youth and urban population by using populist and often homophobic messages.
For Gay Middle East, NGOs, the British FCO and local activist networks and individuals, this is a critical time. We must closely observe and report the transformations in the wake of the Arab Spring and its impact on LGBT citizens of the Arab world.  The FCO’s important country reports would thus benefit from careful reporting combined with grassroots work.  This will enable a wider understanding of the complex situation on the ground and what is needed to help LGBT Arab citizens in their struggle for a more inclusive society. They must no longer be an oppressed and invisible voice.

The views expressed in this guest blog do not necessarily reflect the views and policies of the Foreign & Commonwealth Office or the British Government. 


Amelia Bate
16 May 2011
Source: http://blogs.fco.gov.uk/roller/bate/entry/will_the_arab_spring_result1

Vih/Sida: Une journée nationale pour se faire dépister

Malgré les efforts fournis, le nombre total de tests de dépistage effectués annuellement reste en deçà des besoins alors que, selon les estimations de l'ALCS, 25.000 personnes seraient porteuses du virus sans le savoir. Ce samedi, de 10 à 20h, les sections et les centres de dépistage de l’ALCS seront ouverts au grand public pour la promotion du dépistage du VIH et sa prévention.

L'Association de lutte contre le Sida (ALCS) organise ce samedi 14 mai, la 5ème édition de la Journée nationale de dépistage du VIH. A travers ce rendez-vous annuel, l'association vise la promotion du dépistage du VIH, conformément aux recommandations du plan stratégique national de lutte contre le Sida et de l'Organisation mondiale de la Santé.

Selon un communiqué de l'ALCS parvenu à notre rédaction, “malgré les efforts fournis, le nombre total de tests de dépistage effectués annuellement, reste en deçà des besoins”.

“Le nombre de tests réalisés par l’ALCS en 2010 s’élève à 37.092 tests, ce qui représente 80% des tests réalisés au Maroc, alors que pour diagnostiquer les 25.000 personnes qui portent le virus et qui l’ignorent, nous devrions en réaliser 1.000.000 par an.”

Extrait du communiqué de l'ALCS

Pourtant, le dépistage reste à ce jour le “seul moyen de casser la chaîne de transmission de l’infection au VIH”. Ainsi, ce samedi de 10h à 20h, les sections et les centres de dépistage de l’ALCS seront ouverts au grand public pour la promotion du dépistage du VIH et sa prévention.
Les sites de dépistage connaîtront une augmentation par rapport à l’année dernière avec un total de 85 sites, répartis sur plus de 55 villes et villages du Royaume. Quelque 400 volontaires et 90 médecins bénévoles seront mobilisés, et le ministère de la Santé fournira les réactifs (bandelettes) pour effectuer les tests de dépistage.

Avec près de 26.000 séropositifs dont 3.652 cas effectivement diagnostiqués et reconnus, le Maroc arrive à un tournant de l'épidémie avec une forte concentration régionale et une concentration parmi les groupes vulnérables. En effet, les associations s'inquiètent particulièrement du fait que le virus soit actuellement concentré dans certains groupes dits vulnérables, surtout parmi les professionnels du sexe dans la région du Souss-Massa Drâa.

Dans le nord du Royaume, vers Nador et Tétouan, ce sont surtout les usagers de drogues qui sont le plus exposés. Ces deux régions concentrent à elles seules près de la moitié du total des personnes vivant avec le VIH diagnostiqué.

Source: aufait
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